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[Football] C1 : à Naples, décollage réussi pour la fusée «Kvaradona»

À 21 ans, Khvicha Kvaratskhelia (à gauche) a rapidement fait oublier Lorenzo Insigne et Dries Mertens à Naples. (Photo : afp)

Arrivé avec un CV peu garni et un nom difficile à prononcer, le Géorgien Khvicha Kvaratskhelia est la très bonne pioche estivale du Napoli, adversaire à Glasgow des Rangers ce soir (21 h) lors de la 2e journée de la phase de poules de la Ligue des champions.

À Naples, on ne l’appelle plus que «Kvaradona» : le jeune Géorgien Khvicha Kvaratskhelia, 21 ans, est la très bonne pioche du mercato estival pour le club italien. «On a été plus rapides que la Juve, la Roma et la Real Sociedad» pour attirer ce vif ailier, arrivé du club géorgien du Dinamo Batumi, se réjouissait vendredi le directeur sportif du club napolitain, Cristiono Giuntoli.

Car l’«anguille» Kvaratskhelia n’est pas simple à attraper. Comme a pu s’en apercevoir le défenseur de Liverpool Joe Gomez, pris de vitesse sur le troisième but encaissé la semaine dernière par les «Reds» à Naples (1-4), sur un débordement du Géorgien conclu par Giovanni Simeone. Étincelant face aux vice-champions d’Europe, le n° 77 du Napoli a confirmé son prometteur début de saison en championnat, avec déjà quatre buts et une passe décisive.

«Kvaradona»

Il n’a pas mis longtemps à faire oublier le capitaine Lorenzo Insigne, parti dans le championnat nord-américain. Ses dribbles, ses redoublements de courses sur son flanc gauche et surtout la variété de ses mouvements à l’approche de la surface lui valent déjà le surnom de «Kvaradona» dans les alentours du stade Diego-Maradona et dans les journaux italiens.

Ce surnom sans doute lourd pour ses frêles épaules témoigne de sa capacité à débloquer les situations, comme pouvait le faire l’icône argentine dans les années 1980, quand Insigne a souvent déçu l’an dernier, s’enferrant dans des schémas trop prévisibles. «La première fois que j’ai vu Khvicha en vidéo, c’était en plein confinement (NDLR : en 2020). Il n’avait que 19 ans, mais était déjà excellent avec ses pieds», a souligné Cristiono Giuntoli.

Une double bonne affaire

Son club russe de l’époque, le Rubin Kazan, en demandait 30 millions d’euros : «On ne pouvait pas miser autant sur un jeune, mais il est resté dans un coin de notre tête. Quand en février a éclaté le conflit en Ukraine, il est retourné en Géorgie et nous nous sommes précipités avec un contrat prêt, et nous avons conclu pour 10 millions», a-t-il raconté.

C’était «un pari» mais «aujourd’hui je peux dire qu’il est relevé», assure le dirigeant napolitain, pas mécontent aussi d’avoir allégé au passage la masse salariale : «1,7 million brut» de salaire annuel pour «Kvaradona» contre «9 brut» pour Insigne, «faites vous-mêmes la soustraction…».

Le nouveau «KK» (après le défenseur Kalidou Koulibaly, parti cet été à Chelsea) fait souffler un air nouveau dans un Naples offensivement séduisant, malgré les départs d’Insigne et de Dries Mertens. La meilleure attaque du début de saison en Serie A (13 réalisations en 6 journées) s’appuie sur d’autres ailiers rapides comme Hirving Lozano ou Matteo Politano à droite et des buteurs déjà lancés : Victor Osimhen, Simeone et Giacomo Raspadori.

Des Glasgow Rangers autrement plus fermés et prudents

Pas vraiment besoin d’un Cristiano Ronaldo donc, même si l’agent de la star portugaise aurait tenté en fin de mercato, selon la presse italienne, de le faire venir pour pouvoir jouer en C1. Après le feu d’artifice contre Liverpool, Naples peut toutefois s’attendre à affronter mercredi soir des Glasgow Rangers autrement plus fermés et prudents en Écosse, d’autant qu’ils sortent eux-mêmes d’une gifle contre l’Ajax Amsterdam (0-4).

Une autre occasion de s’aguerrir pour «Kvara», loin de partager le caractère bien trempé de l’idole Maradona : «C’est un garçon adorable, un de ceux qui s’excusent d’être là lors des grandes occasions parce qu’il est timide», souligne son entraîneur Luciano Spalletti. Lequel aimerait presque que son jeune attaquant devienne maintenant un peu plus «arrogant» pour grandir.