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[Moto] Leesch vise toujours plus haut

Chris Leesch espère avoir enfin un peu de réussite dans cette saison compliquée. (Photo : flo meuret)

85e BOL D’OR La vénérable institution, qui fête son centenaire, a souvent souri à Chris Leesch, deux fois deuxième. Et qui rêve de monter cette fois sur la plus haute marche du podium.

Pour Chris Leesch, le circuit du Castellet et le Bol d’Or ont toujours une saveur un peu spéciale : «C’est vrai que c’est là où j’ai décroché mon premier podium», se remémore le pilote luxembourgeois. À l’époque, en 2017, il avait pris la 2e place de la catégorie Superstock au guidon de la Kawasaki du Team Louit 33.

L’an passé, cette fois sous les couleurs du Team Rac41 Chromeburner, Chris Leesch et ses coéquipiers avaient réalisé une course quasi parfaite pour terminer au pied du podium en scratch (4e) et avec la deuxième place en Superstock. En 2022, la Honda n’a pas connu la même réussite. Lors des essais libres des 24 Heures du Mans, l’un des pilotes, le Belge Grégory Fastré, a très lourdement chuté et dû se faire opérer à plusieurs reprises. «Pas sûr qu’il reprenne la moto», évoque son coéquipier grand-ducal, qui prend régulièrement de ses nouvelles. La course n’avait pas non plus souri à l’équipe, contrainte à l’abandon après six heures d’épreuve.

Deux mois plus tard, aux 24 Heures de Spa, le Rac41 Chromeburner a joué de malchance, devant se contenter d’anecdotiques 20e place au scratch et 8e en Stock : «On avait cassé trois pots d’échappement qui nous ont bien coûté en tout une heure dans les stands. Mais le résultat n’est pas parlant. Et personnellement, c’était plutôt positif, puisque j’avais signé le meilleur chrono en course en Stock.»

Premier à s’élancer, samedi

Pour ce dernier rendez-vous en endurance de l’année, Chris Leesch se montre confiant : «On a eu du mal à trouver les bons réglages, on a beaucoup travaillé dessus, mais vendredi matin, ça allait bien. On a réussi des chronos corrects, on est plutôt contents, même si ce n’était pas l’idéal pour aller chercher une bonne qualif.»

Pour remplacer Grégory Fastré, l’équipe a fait appel à Jonathan Hardt, qui faisait partie de l’équipe vainqueur en Stock l’an passé : «Ce sera un atout de l’avoir avec nous», se réjouit le motard luxembourgeois. Qui espère que la malchance va quitter le Team Rac41 Chromeburner, histoire d’obtenir un résultat à la hauteur de leur véritable valeur : «Il ne devrait pas pleuvoir, donc ce ne sera certainement pas possible d’aller aussi vite que les EWC (NDLR : la catégorie reine). Mais l’objectif est d’aller chercher un podium et, si possible, de faire encore mieux que l’année dernière.» En clair : objectif victoire!

Comme il en a pris l’habitude, Chris Leesch sera le premier à s’élancer. Une position qu’il affectionne particulièrement : «Je trouve que c’est plus facile d’entrer dans la course en prenant le départ. Et puis, sur des événements mythiques comme le Bol ou les 24 Heures du Mans, c’est toujours un moment spécial. Il y a énormément d’ambiance dans les tribunes, La Marseillaise qui retentit, des avions de chasse qui nous survolent. Tout cela est impressionnant et met de bonne humeur pour la course.»

Rester vigilant

Chris Leesch sait combien il est important de ne pas se précipiter, lui qui avait été victime, l’an dernier au Mans, d’un concurrent trop pressé qui l’avait envoyé dans le décor dès le premier virage. Moto carbonisée, il avait dû abandonner : «Tout le monde devrait comprendre qu’une course de 24 heures ne peut pas se gagner dans le premier tour.

Mais par contre, elle peut se perdre dans le premier tour.» Et si tout se passe bien, il sait à quoi faire attention : «Il y a beaucoup de mistral. Le vent va jouer un rôle, c’est sûr. Il va falloir être vigilant, car le circuit est très exposé au vent. Et suivant l’intensité, le point de freinage peut varier de 50 m. Et il faudra faire attention la nuit, car les températures vont beaucoup descendre. Ce n’est pas facile de garder le rythme sur un circuit aussi rapide. C’est là qu’on devra être capable de faire la différence.»