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À la Une: Biden au Canada, l’envoi d’une force internationale en Haïti n’est à pas à l’ordre du jour

Alors que le président américain Joe Biden se rend, ce jeudi 23 mars, au Canada pour une visite de deux jours, le Washington Post s’attarde sur les dossiers prioritaires entre les deux pays : « La Chine, Haïti et la migration en tête de l’agenda de la rencontre Biden-Trudeau » affiche sur son site le journal américain qui rapporte les propos d’un porte-parole de la Maison Blanche : « Nous allons parler de nos deux démocraties qui se mobilisent pour relever les défis de notre époque [...]. Cela implique de prendre des mesures concrètes pour augmenter les dépenses de défense, de mener une course mondiale vers le sommet en matière d’énergie propre et de construire des économies prospères et inclusives. »

Avant même le début de la rencontre ce vendredi (15h TU), le New York Times croit savoir qu’un accord sur l’immigration illégale a été trouvé. Américains et Canadiens doivent s’engager à fermer le « chemin de Roxham », un point de passage non-officiel, emprunté l’année dernière par 20 000 migrants. En échange, détaille le quotidien, Ottawa « s’engage à accueillir 15 000 migrants d’Amérique centrale qui fuient la violence ». « L’accord, note le New York Times, risque cependant de mettre encore plus en colère les défenseurs des réfugiés, déjà frustrés par la décision de M. Biden de sévir contre les demandeurs d’asile à la frontière sud avec le Mexique. » 

La question d’une intervention en Haïti semble-t-elle en revanche dans l’impasse. « Pour le moment, écrit La Presse, le gouvernement Trudeau écarte toujours l’idée que le Canada prenne la tête d’une force multinationale composée de quelque 4 000 militaires, comme le réclament les États-Unis depuis des semaines ». Pour expliquer ce refus, le titre francophone avance deux raisons : le manque de ressources des Forces armées canadiennes (FAC) déjà engagées sur d’autres missions, ainsi qu’une opposition au sein même des officiers. « Ils craignent comme la peste, peut-on lire, que des militaires ne soient la cible d’attaques des gangs de rue ». D’autant, abonde un ex-ambassadeur cité dans l’article, que « si trois policiers canadiens meurent dans une embuscade, le lendemain matin, on va demander de rapatrier les troupes au Canada ». À défaut de soldats, Ottawa devrait envoyer de l’argent. « Trudeau proposera à Biden un plan d’urgence pour former les policiers », remarque La Presse. Le montant, d’abord annoncé de 250 millions de dollars, devrait être revu à la baisse pour avoisiner les 100 millions de dollars. L’enveloppe, précise le journal, doit aussi contribuer à augmenter l’aide humanitaire et à renforcer la gouvernance en Haïti.

► À lire aussi : L'immigration et Haïti au cœur des discussions entre Joe Biden et Justin Trudeau

Assassinats politiques au Brésil : l’ex-juge Sergio Moro visé

Au Brésil, après l’arrestation mercredi 22 mars de neuf personnes accusées de planifier des assassinats politiques, l’affaire est encore à la Une de la presse. Pour l’éditorialiste d’Estadão, cela ne fait aucun doute : l’une des cibles du gang était bien le sénateur Sergio Moro, ancien ministre de la Justice de Jair Bolsonaro et ennemi numéro un de Lula. Dans une vidéo relayée par le site Metropoles, Lula sous-entend pourtant tout le contraire « S’il s’agit d’un nouveau coup monté, alors il [Sergio Moro] sera encore plus démasqué » estime le président brésilien. « Lula, écrit Marcelo Godoy, réitère ici ses théories sans fondement sur les réseaux sociaux pour attaquer son ennemi juré ».

O Globo publie de son côté les échanges de conversations WhatsApp et d’emails des présumés criminels impliqués dans les préparatifs : location d’appartements, de maison, frais d’hôtel et de voiture… Le journal a fait ses calculs et chiffre à 1,2 million de rials, soit 200 000 euros, le montant total dépensé par le gang en vue de commettre ces assassinats.

► À lire aussi : Brésil: la Cour suprême déclare «partial» le juge Moro, à l'origine de la condamnation de Lula

Le retour des héros

La presse argentine, elle, se pare de bleu et de blanc du maillot l’Albiceleste. « Merci à tous » titre El Hincha  : Léo Messi et ses coéquipiers s’affichent en une du quotidien sportif. Les Argentins fêtaient ce vendredi 24 mars devant leur public leur grand retour au pays, trois mois après leur titre de champion du monde. Le match amical contre le Panama s’est soldé par une victoire de l’Argentine 2 buts à 0. Mais les 84 000 chanceux présents dans l’Estadio Monumental de Buenos Aires ont eu droit à bien plus qu’un match de football : festivités, spectacles musicaux, feux d’artifices. L’événement aura duré – rencontre comprise – près de 8 heures, avec en point d’orgue la présentation du trophée. « Cela a été une fête totale, s’enthousiasme le site Olé : l’équipe nationale a battu le Panama, Messi a brillé et la sélection a célébré son titre mondial. Voilà, conclut le journaliste, la partition d’une nuit de rêve ».