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Cinquante ans après la prise d'otages des JO de Munich, l'Allemagne demande pardon

C'était il y a 50 ans jour pour jour. Durant les Jeux olympiques de Munich, un commando palestinien prenait en otages des sportifs israéliens avec comme objectif un échange avec des prisonniers palestiniens. L'intervention des autorités allemandes s'achève par un fiasco et la mort de onze sportifs israéliens et d'un policier allemand. Cinquante ans plus tard, ces dernières ont fait leur mea culpa lors d'une commémoration sur place.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibault 

« Une énorme tragédie et un triple échec des autorités allemandes » : le président Frank-Walter Steinmeier a fait référence dans son discours aux services de sécurité allemands mal préparés, à la gestion désastreuse de la prise d’otages des 5 et 6 septembre 1972 et au silence ainsi qu'au refoulement autour de ces événements depuis lors.

Cinquante ans plus tard, et quelques jours après un compromis in extremis sur des indemnisations plus élevées pour les proches des onze athlètes israéliens, l’heure était à la contrition pour les autorités allemandes.

« En tant que chef d'État de ce pays et au nom de la République fédérale d'Allemagne, a déclaré Frank-Walter Steinmeier, je vous demande pardon pour le manque de protection des athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich et pour le manque d'explications par la suite ; pour le fait que ce qui s'est passé ait pu se produire. »

Le ministre-président de la Bavière Markus Söder et la ministre fédérale de l’Intérieur pour le gouvernement, Nancy Faeser, ont aussi présenté leurs excuses. Lundi 5 septembre au matin, sur le site du village olympique, le maire de Munich avait fait de même.

Le président israélien Isaac Herzog présent sur place, a salué le discours de son homologue Steinmeier et les efforts du président dans la recherche d’un compromis.

Ankie Spitzer, la femme d’un des entraîneurs israéliens tués il y a 50 ans, a dans un message très personnel évoqué « un long chemin » pour parler du combat des familles et d’une blessure dans son cœur qui ne guérira jamais. La survivante de l’holocauste Charlotte Knobloch a espéré que des JO sans drame auraient lieu à nouveau dans sa ville de Munich.