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Contestation en Iran: la peine de mort reste l'ultime outil de répression

La peine de mort comme outil de répression était déjà une réalité en Iran avant le début des manifestations, mais le nombre de personnes risquant cette condamnation se multiplie. C'est en tout cas ce que dénonce aussi bien le rapporteur spécial des Nations Unies en Iran que plusieurs ONG qui travaillent sur le pays.

Une véritable « campagne de condamnations à mort » est en cours en Iran selon Javaid Rehman, le rapporteur spécial de l'ONU sur le pays. Il a pu identifier 21 personnes menacées d'exécutions, alors que six autres ont déjà été condamnées.

Le chef du système judiciaire iranien avait appelé la semaine dernière à de lourdes sentences « contre les principaux éléments des émeutes ». Le nombre de manifestants accusés de crimes passible de la peine de mort est particulièrement élevé dans les régions à majorité kurdes et baloutches.

L'ONG Baloch Campaign met notamment en avant le cas de deux adolescents âgés de 16 et 17 ans. Les deux frères Mohammad et Ali Rakhshani seraient en danger imminent d’exécution au Baloutchistan. Plusieurs prisonniers auraient déjà été exécutés dans la région.

14 000 personnes arrêtées depuis le début des manifestations

L’ONG Iran Human Rights mentionne quant à elle le cas d’au moins dix autres mineurs iraniens accusés de charges menant à la peine de mort. Elle dénonce des procès expéditifs sans avocat. Selon les Nations unies 14 000 personnes ont été arrêtées lors des manifestations depuis le 16 septembre dernier. 

Avant même le début des manifestations, le nombre d’exécutions en Iran avait dépassé les 400 personnes pour la première fois en cinq ans selon le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l'ONU. 

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