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En Corée du Sud, une commission va enquêter sur des adoptions supposées illégales

Il s’agit d'une victoire pour un groupe d’adoptés d’origine danoise qui a déposé plus de 300 dossiers venus de nombreux pays différents, estimant que leur adoption n’aurait pas dû avoir lieu.

Avec notre correspondant à Séoul, Nicolas Rocca

Faux documents, corruption, adoption illégale... Les accusations sont graves et c’est à la commission Vérité et réconciliation de faire la lumière sur un passé peu reluisant. Cet organisme chargé d’enquêter sur les abus étatiques durant la dictature, de 1953 au début des années 1990, a accepté les dossiers de 34 adoptés, notamment celui de Yung Fierens, adoptée en Belgique. Officiellement orpheline et de parents inconnus, elle a ensuite retrouvé sa mère biologique.   

« Pour moi, c’est particulièrement émouvant que mon histoire soit bientôt entendue pour la première fois par le gouvernement et les gens de mon pays d’origine, estime-t-elle. Et ce que j’espère vraiment, c’est que les dossiers d’adoption vont être ouverts, et que tous ceux qui veulent trouver leur famille de naissance, ou en apprendre plus sur l’histoire de leur adoption pourront le faire. »

200 000 Sud-Coréens adoptés à l’étranger

Ces premiers dossiers sont une goutte d’eau comparé aux 200 000 enfants sud-coréens adoptés à l’étranger, mais Yung espère que cela aura des conséquences durables. « Ce que j’espère également, c’est que le processus de guérison puisse commencer, pour les adoptés victimes de crimes horribles, mais aussi pour la société sud-coréenne, car c’est traumatisant pour la société la façon dont les gouvernements précédents se sont occupés des adoptions », dit-elle aussi.

Malgré son statut de dixième puissance économique mondiale, la Corée du Sud continue de recourir à l’adoption internationale.