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France: coup d'envoi de la bataille pour la présidence du parti Les Républicains

En France, les jeunes LR font leur rentrée ce samedi 3 septembre à Angers. Un campus qui, cette année, fait office de ligne de départ pour les figures de la droite qui prétendent reprendre les rênes du parti. Le 3 décembre, les militants se choisiront en effet un nouveau chef. Et ce samedi, tous les candidats à la tête de LR ont fait un tour de chauffe au milieu des jeunes militants. 

De notre envoyée spéciale à Angers, Lucile Gimberg 

La bataille pour la présidence des Républicains a commencé samedi lors du campus de rentrée des jeunes LR à Angers, où les candidats, flanqués de leurs premiers soutiens, ont marqué leurs différences et rôdé leurs arguments.

Au milieu des jeunes, c’est le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, qui gagne à l’applaudimètre. L’ancien finaliste de la primaire LR se sait soutenu par la base militante et veut bénéficier de l’aura du patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez.

« Moi, je dis les choses clairement, déclare Éric Ciotti au milieu de ses partisans. Dans l'opposition très claire au macronisme, et dans notre capacité à désigner très vite celui qui portera nos couleurs lors de la prochaine présidentielle, et pour moi, il n'y en a qu'un qui puisse le faire, c'est Laurent Wauquiez. » 

Mais le monsieur sécurité de la droite est jugé trop clivant par de nombreux cadres et parlementaires qui poussent, eux, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau. « Je veux cette droite courageuse et certainement pas honteuse, mais il faut aussi rassembler, insiste celui-ci. Et si, demain, on n'est pas rassemblés, on terminera dans une cabine téléphonique. »

Ciotti et Retailleau diffèrent peu sur leur ligne, alors le Vendéen promet de tout changer : créer un nouveau parti, organiser des référendums numériques pour les militants. Il explique au micro de RFI les raisons de sa candidature à la primaire LR, qu'il a déclaré ce samedi 3 septembre. 

Moi je pense que le régalien c'est fondamental, mais je pense qu'il y a aussi d'autres sujets à défricher. Bien entendu que la droite c'est à la fois plus de sécurité, moins d'immigration, moins de dépenses publiques, moins de fiscalité, mais il faut qu'on défriche aujourd'hui des sujets totalement nouveaux. Je suis très investi dans le champ culturel. Je trouve que le combat que l'extrême-gauche, avec le wokisme, avec l'islamo-gauchisme, mène contre les fondements de notre civilisation est fondamentalement grave. J'essaie de porter le projet d'une droite qui soit complète...

Bruno Retailleau

Lucile Gimberg

Il est surtout temps de renouveler les visages, réplique le secrétaire général du parti, Aurélien Pradié. Le trentenaire, tenant d'une ligne plus sociale, pourrait lui aussi candidater :« Renouvellement, cela ne fait pas un projet politique, ce serait un peu facile. Non, c'est plus que ça, c'est retourner la table. Notre famille politique était à un point où elle ne parle plus à personne, et donc pour parler à tout le monde, pour redevenir une droite populaire, on doit parler de sujets sur lesquels on ne pense plus aujourd'hui, notamment l'écologie. »