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L’Argentine ravagée par les incendies, ras-le-bol face à l’inaction du gouvernement

En Argentine, dans la ville de Rosario, habitants et militants environnementaux bloquent depuis samedi 17 septembre l’emblématique pont Victoria-Rosario. Ils protestent contre l’inaction du gouvernement face aux incendies qui ravagent le delta du fleuve Paraná et qui ont plongé la ville dans un épais nuage de fumée cette semaine.

Avec notre envoyé spécial à Rosario, Théo Conscience

Depuis le pont où sont rassemblés des milliers de manifestants, on peut clairement voir les colonnes de fumée qui s’élèvent des zones humides en flammes en face de Rosario. Christian est venu à vélo pour exprimer son ras le bol : « Les incendies ont toujours existé, mais depuis cinq ou six ans, c’est permanent. Tout au long de l’année, la fumée vient vers la ville et on ne peut plus respirer. »

Concentration de particules fines

Cette semaine à Rosario, la concentration de particules fines dans l’air était cinq fois supérieure au seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Victor, électricien à le retraite, pointe du doigt les producteurs agricoles qui brûlent la terre en hiver pour en faire des pâturages le printemps venu : « Ils veulent transformer les zones humides en herbage pour les vaches, afin de pouvoir planter du soja sur la terre ferme. Mais l’écosystème ne pourra jamais supporter une telle pression. »

La revendication pour une loi

Dans la foule, beaucoup de familles. Gisela, pompier volontaire, est venue avec ses enfants de 6 et 8 ans : « Je veux leur enseigner à prendre soin de la nature, car si nous le faisons pas nous même, personne ne le fera. »

Chants, pancartes, banderoles… Partout la même revendication : que le gouvernement fasse enfin voter la loi de protection des zones humides que le Parlement doit étudier depuis bientôt trois ans.

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