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RDC: l'Union européenne sanctionne plusieurs dirigeants de groupes armés

L’Union européenne a décidé d’imposer des sanctions à huit personnes en République Démocratique du Congo. Ces sanctions surviennent deux semaines après les derniers massacres impliquant des groupes rebelles dans l’est de la RDC, mais l’Union européenne (UE) avait en fait déjà prévu de renforcer ses sanctions.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Sur la liste des huit personnes désormais frappées par des sanctions européennes figurent cinq membres de différents groupes armés. On retrouve sur cette liste Willy Ngoma, le porte-parole du M23, Ruvugayimikore Protogène un des chefs des FDLR, Désiré Londroma Ndjukpa chargé de défense de la Codeco-URDPC. Viennent ensuite Meddie Nkalubo, un dirigeant des ADF, et enfin William Yakutumba, chef de la milice Maï-Maï CNPSC. Ils sont tous accusés par l’Union européenne de graves violations des droits de l’Homme et d’entretenir le conflit armé dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Un colonel, un ancien ministre et un Belge aussi sanctionnés

S’y ajoutent Joseph Nganzo Olikwa Tipi dit « Tipi Ziro Ziro », colonel de l’armée congolaise dont les hommes ont commis des exactions contre des civils, puis l’ancien ministre Justin Bitakwira accusé d’incitation à la violence contre les Banyamulenge.

Le dernier dans la liste est un Belge, Alain Goetz, déjà sanctionné par les États-Unis, accusé de commerce illicite d’or issu de gisements contrôlés par les milices. Il est sanctionné pour avoir « tiré profit du conflit armé, de l'instabilité ou de l'insécurité en RDC en se livrant à l'exploitation et au commerce illicites de ressources naturelles », selon la décision de l'UE.

Ils sont tous frappés d’une interdiction de territoire européen et de gel de leurs avoirs. L’Union européenne a renouvelé pour un an les sanctions déjà en vigueur contre neuf personnes. « Au total, 17 personnes font désormais l'objet de mesures restrictives de l'UE, qui ont été prorogées jusqu'au 12 décembre 2023 », précise le communiqué.

►À lire aussi : En RDC, au moins 131 civils tués à Kishishe et Bambo, selon une enquête préliminaire de la Monusco