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RDC: une nouvelle espèce de poisson-chat découverte dans le bassin du Congo

C’est une nouvelle espèce de poisson qui a été découverte récemment dans le fleuve Congo. Il s’agit du Clarias Monsembulai, du nom de son découvreur, le docteur Raoul Monsembula, professeur de biologie à l’université de Kinshasa et coordinateur régional de Greenpeace en Afrique centrale. Un poisson-chat qui n’avait jusqu’ici jamais été décrit et qui s’ajoute aux milliers d’espèces déjà référencées dans le bassin du Congo.

Ce n’est pas un petit poisson qui a été découvert par cette équipe congolaise, mais un spécimen de taille moyenne, de couleur marron qui avec ses grandes moustaches rejoint logiquement la famille des poissons-chats. Pour le docteur Monsembula, cette découverte n’est pas une première, il avait déjà documenté de nouvelle espèce de poissons dans cette région, mais celle-ci à un goût bien particulier puisqu’elle porte son nom.

Le Clarias Monsembulai du bassin du Congo.
Le Clarias Monsembulai du bassin du Congo. © Melanie Stiassny 2022

Ce membre de Greenpeace et professeur de biologie se souviendra donc longtemps de cette journée pluvieuse où avec son équipe, ils ont rapporté ce nouveau spécimen d’une rivière du parc de la Salonga qu’ils n’ont d’ailleurs pas tout de suite imaginé comme une découverte. « Cela nous arrive souvent de trouver des choses bizarres », a-t-il confié à RFI. « Il a fallu que l’on arrive à New York et qu’il y ait une véritable agitation autour de ce poisson pour que je réalise que c’était bien une nouvelle espèce. »

« C’est notre identité, notre culture »

Vu la taille du poisson capturé, cette nouvelle espèce doit peupler depuis bien longtemps les eaux du bassin du Congo, une région qui recense plus de 10 000 espèces végétales, 400 espèces de mammifères, 1 000 espèces d’oiseaux et 1 250 espèces de poissons. Un lieu qu’il faut absolument protéger pour le spécialiste congolais.

« Ce qui est vrai, c’est qu’il y a beaucoup d’espèces endémiques dans les eaux douces du bassin du Congo. Nous devons garder cet écosystème intact, car plus nous le détruisons, plus nous perdons notre identité, notre culture. Ces espèces font partie de notre alimentation et beaucoup de gens en vivent. La destruction des tourbières et des forêts en raison des exploitations minières et pétrolières, qui ne bénéficient pas aux populations, entraîne une perte énorme », prévient le docteur Raoul Monsembula.