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Ukraine: Moscou s’accroche aux référendums d’annexion malgré les condamnations internationales

Malgré les multiples condamnations internationales et les combats qui se poursuivent, les autorités administratives des régions conquises par la Russie maintiennent les référendums d’annexion à la Russie prévus à partir de vendredi.

« Le vote commence demain et rien ne pourra l’empêcher », a prévenu à la télévision russe Vladimir Salo, le chef de l’administration d’occupation de la région de Kherson, dans le sud du pays. Outre la région de Kherson, celle de Louhansk, de Donetsk et de Zaporijjia sont concernées par un référendum d’annexion à la Russie, dont le résultat, sans surprise, devrait aboutir à l’annexion de ces territoires.

Les référendums, qualifiés de « simulacres » par la communauté internationale, vont se dérouler sur quatre jours, et ce malgré la guerre qui se poursuit. Les autorités pro-russes de la région de Donetsk ont d’ailleurs précisé qu’il se fera devant les habitations durant les trois premiers jours, les bureaux de vote n’ouvriront qu’au dernier jour du scrutin.

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Sur le terrain, les combats se poursuivent de même que les tirs de missiles. À Zaporijjia, selon les autorités locales, neuf missiles ont été tirés par l’armée russe, faisant au moins un mort. De leur côté, les séparatistes ont accusé l’Ukraine de vouloir intimider la population avant les référendums en tirant sur un marché de Donetsk et en provoquant une explosion sur un marché de Melitopol. Des accusations rejetées par les autorités ukrainiennes.

Dans son allocution mercredi matin, Vladimir Poutine a menacé d’utiliser « tous les moyens nécessaires » pour protéger le territoire russe, ce qui pourrait inclure les zones qui seront annexées à l’issue de ces référendums. Des menaces auxquelles le président ukrainien a dit « ne pas croire » et qui ont été vivement condamnées par plusieurs chefs d’État lors de l’Assemblée générale de l’ONU dont l’américain Joe Biden et le français Emmanuel Macron.

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