Niger
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Vingt mois de captivité au Mali pour le journaliste français Olivier Dubois

Dans l’attente de la libération d’Olivier Dubois, chaque 8 du mois, RFI propose à ses proches de lui adresser un message. Dans sa dernière preuve de vie, Olivier confirmait qu’il pouvait les entendre, là où il se trouve.

Il y a 20 mois, le 8 avril, notre confrère Olivier Dubois a été enlevé à Gao, dans le nord du Mali, alors qu’il était en reportage. Journaliste français indépendant, il travaille notamment pour Libération, Jeune Afrique et le Point. Il devait interviewer un cadre local du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, dirigé par Iyad Ag Ghaly et lié à al-Qaïda au Maghreb islamique. Il n’est jamais revenu de son rendez-vous.

Depuis son enlèvement, Olivier Dubois est apparu dans deux vidéos diffusées par ses ravisseurs, dans lesquelles il explique lui-même être détenu par le Jnim. Les autorités maliennes et françaises ont indiqué à plusieurs reprises être pleinement mobilisées pour sa libération, tout en rappelant la nécessité d’une grande discrétion sur les actions pouvant être entreprises.

Salut Olivier, en suivant le rituel que ta situation nous impose, c'est avec un plaisir renouvelé que j'ai cette occasion unique de communiquer avec toi par ce média. Cela fait plus de 600 jours qu'il m'est impossible de faire autrement. J'espère que mon message te trouvera le mieux possible. Le 10 novembre, jour de mon anniversaire, ton absence à créer un certain froid. Cependant, nous restons mobilisés pour ta libération prochaine par des actions diverses. Donc tiens bon et ait confiance, toute la famille te fais de gros bisous et te dis à bientôt. Ton père qui t'aime.

Pense au futur Olivier, garde la foi. On a vécu de bons moments, il y a tellement de choses que nous ferons ensemble, vivre autrement, vivre libre. Je souhaite tous les jours te revoir, car tu ne mérites pas de vivre ça dans sa spirale de la vie, c'est injuste. Je prie pour toi et que Dieu te préserve, que la lumière soit le message de beaux jours vers un océan d'humanité. Je pense à toi Olivier et que la paix intérieure soit avec toi. Je t'embrasse.

ANDRÉ-GEORGES ET VALÉRYE DUBOIS, LE PÈRE ET L’UNE DES SŒURS D’OLIVIER

David Baché

609e jour de captivité, soit 20 mois d'absence. Aucune libération depuis, tu es toujours otage au Mali. Ici, ton retour en France est extrêmement attendu. Beaucoup de messages de soutien, de propositions d'aide à ton égard, maman, Benjamin et moi avons reçues. Alors pour que cette prochaine fête ne soit pas une nouvelle fois une défaite, garde en tête que près de 120 000 pétitionnaires, entre autres te guettent. Garde aussi en tête que tu es mon frère et que je t'aime et que rien, absolument rien au monde, ne pourra le changer. 

Olivier, encore un amer Noël pour toi ou tu seras loin de ton fils, de Cannelle et de ta mère. Toutes deux sont des femmes extrêmement fortes. Tu les connais, entières et courageuses. Sans cesse, elles restent mobilisées depuis 20 mois, 600 jours maintenant. Nous continuons tous les trois à agir pour que tu ne sois pas oublié. Courage, tiens bon, tiens bon beau-frère.

Canèle Bernard, l’une des sœurs d’Olivier Dubois, et son compagnon Benjamin

David Baché

Mon fils, toutes mes pensées, mon affection, vont vers toi. Cette dure épreuve que tu traverses depuis 20 mois, 600 jours, est extrêmement difficile, interminable pour toi. La tristesse ne me quitte pas. Sache que tu n'es pas seul, nous continuons à œuvrer pour toi, pour que tu retrouves ta liberté. La période qui arrive n'est pas la plus joyeuse, mais ma volonté, ma détermination à te retrouver ne s'en ira pas. Je t'envoie toutes mes pensées, tout mon amour. Je t'aime Olivier, ne l'oublie pas, je t'embrasse.

La mère d'Olivier Dubois

David Baché

Et nous n’oublions pas non plus le journaliste malien Moussa M'Bana Dicko, enlevé le 18 avril 2021 dans le centre du pays. Une pensée également pour tous les autres otages, qu’ils soient journalistes ou non, détenus au Mali ou ailleurs.